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Grand Est

Les Petits Debs à la COP21 : En première ligne face aux changements climatiques

jeudi 3 mars 2016 par David Asta Alares

L’augmentation de deux degrés d’ici à 2050 aura des conséquences « néfastes » pour l’Afrique, selon les Nations Unies [1], c’est la raison pour laquelle la COP21 est aussi importante pour le continent. Ce seront les pays « les plus pauvres » qui seront touchés « de plein fouet de manière précoce par le réchauffement » climatique. Parmi les populations défavorisées, ce sont les femmes qui subissent le plus fortement les impacts du changement climatique.

Pour mieux connaître les enjeux de la COP21, les Petits Débrouillards ont réalisé plusieurs visio-conférences entre Paris et différentes régions de France durant les négociations. Le 9 décembre, Nancy et Paris se sont ainsi retrouvées autour d’une Cop-Etendue intitulée « Frontline Communities », où nous avons pu compter sur la présence des intervenants de Afhon (Actions en faveur de l’homme et de la nature) Togo, Afhon Côte d’Ivoire et La Marche Mondiale des Femmes.

Les Petits Débrouillards ont voulu en savoir plus sur la raison de l’engagement d’associations féministes dans la lutte contre le changement climatique avec une perspective de genre. Nous avons à ce titre invité l’association LGBTI pour le climat, qui fait de la sensibilisation auprès de sa communauté pour la mobiliser sur des questions environnementales.

C’est Paul Banka, membre du Afhon Togo, qui assure que les pays du sud sont les plus touchés par le changement climatique malgré leur infime contribution à ce phénomène.

L’Afrique est un grand continent et tous les pays ne perçoivent ni ne subissent les mêmes conséquences du changement climatique. Les effets sont sensiblement différents entre pays de l’intérieur où le réchauffement provoque une désertification et pays côtiers où l’élévation du niveau de la mer devient le principal souci.

Mais, comment est perçu le changement climatique par les personnes qui travaillent la terre, par les habitants qui habitent en Afrique ? C’est Reine Fadonougbo, membre d’Afhon Côte d’Ivoire, qui explique le point de vue des paysans :

Changement climatique et femmes

Dans la Coalition Climat 21, qui a rassemblé plus de 130 organisations de la société civile, il y avait un certain nombre d’associations féministes (ou qui luttent pour les droits des femmes). C’est le cas, par exemple, du Collectif National pour les Droits des Femmes ou du Women in Europe for a Common Future (WECF).

Parmi les demandes aux dirigeants à Paris écrites par Women and Gender Constituency, un groupe qui tente de promouvoir les droits des femmes pendant les Conférences des Parties, on peut lire que « les mesures d’adaptation doivent […] répondre aux besoins d’égalité de genre ».

Selon les membres de La Marche Mondiale des Femmes et d’Afhon Côte d’Ivoire, les femmes dans les pays du sud sont spécialement touchées par le changement climatique.

Reine Fadonougbo, pendant un autre moment de la conférence, a également posé la question de la présence des femmes dans le groupe des observateurs africaines. « Dans une délégation africaine qui est arrivée, sur environ cent soixante personnes », explique-t-elle, « il y a à peine une dizaine des femmes ». Et pourtant, « les femmes qui sont en première ligne font parti de la solution et donc il faut leur donner une plus grande place au sein des négociations », déclare-t-elle.

Autres regards : LGBTI pour le climat

Si nous avons voulu connaître le point de vue des associations féministes, nous avons été aussi intrigués par des autres groupes moins visibles qui portent aussi le drapeau de la lutte contre le changement climatique. C’est le cas du collectif LGBTI pour le climat, qui défend l’idée de se reconnaître comme LGBTI pour lutter contre le changement climatique.

Un mouvement qui fait « un travail de sensibilisation et qui cherche à mobiliser la population LGBTI », explique Cy Lecerf, l’un des membres du groupe. Une initiative qui est apparue grâce à un « principe de solidarité », précise l’activiste, car « du point de vue de notre histoire on est particulièrement sensible à des phénomènes de précarité, de marginalisation... ».

Dans la vidéo, il nous explique plus longuement leurs motivations et leurs stratégies pour faire de la sensibilisation.

Rédacteur : David Asta Alares

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